Démarche

DEMARCHE GENERALE

QUÊTE PROFONDE ET PASSIONNÉE DE L’ÉQUILIBRE ENTRE TECHNIQUE ET ESTHÉTIQUE

DESIGN ATYPIQUE DE PROTOTYPES ARTISTIQUES D’INSPIRATION LIBRE SELON UN PROCÉDÉ
D’IMBRICATION NATURELLE PUIS D’ASSEMBLAGE (PAR BOULONNERIE/ AXES/ PINCEMENTS) D’ÉLÉMENTS DE RÉCUPÉRATION OU DE PRODUCTION RIGOUREUSEMENT SÉLECTIONNÉS ET VOLONTAIREMENT GARDÉS INTACTS. ( Utilisation des trous existants, pas de coupe, pas de soudure ni quelconque modification des éléments employés).

Mariage savant d’un ensemble de formes figuratives ou abstraites – selon les caractéristiques techniques et esthétiques qu’elles proposent – afin d’obtenir une oeuvre aboutie solide ,aux lignes et proportions cohérentes (rationnelles) et harmonieuses .

La démarche est de s’imposer délibérément des contraintes techniques et de tenter d’y répondre en respectant les directives d’une esthétique recherchée ou (et) proposée. Elle peut s’apparenter aux principes de constitution d’un puzzle ou casse-tête libre en trois dimensions.

Le défi est de ne pas altérer la forme (ou l’entité) originelle des éléments employés, mais plutôt de l’utiliser afin d’ obtenir des combinaisons naturelles et fiables d’objets divers, excluant toute soudure ou autre association imposée du même type.

Progressivement instauré puis abouti, ce leitmotiv constitue aujourd’hui une règle d’or dans l’élaboration des créations présentées.

DE FAÇON MOINS PRAGMATIQUE,LA DÉMARCHE PARALLÈLE EST DE RESSUSCITER DES OBJETS D’APPARENCE ORDINAIRE OU ABSTRAITE, PAR UN PROCESSUS ALCHIMIQUE DE PERCEPTION, D’EXPLORATION ,PUIS D’INTERPRÉTATION SUBJECTIVE ET RATIONNALISÉE DE LEUR QUINTESSENCE.

HISTORIQUE DE LA DEMARCHE

La démarche purement naturelle à l’origine est issue d’un désir croissant de pouvoir réaliser le design de prototypes imaginés (auto, moto, hélico, etc…) en ayant pour seul point de départ un regard attentif sur les choses les plus élémentaires du quotidien, un atelier miniature improvisé dans une chambre d’adolescent – 1 m x 1,50 m – et des idées par milliers. L’univers fascinant de l’horlogerie présentait une source inouïe et peu onéreuse (brocantes) d’éléments de qualité aux formes riches et diverses, bien que miniatures (d’où la taille des petits « Moteurs du temps » proportionnelle à celle du lieu de travail). Ces pièces de montres ont permis de commencer à matérialiser une partie des inspirations créatrices de départ.

N’ayant à disposition aucune machine ou outil élaborés pour réaliser les formes désirées, ces centaines d’éléments déjà savamment usinés offraient un support idéal à la réalisation de créations en tous genres.

L’esthétique globale initialement recherchée se mit à osciller en fonction des objets mis à disposition, tant par leurs formes que par leurs propositions techniques (trou, accroche, etc…)
La sphère horlogère, une fois cernée, a laissé le champs libre à celle bien plus vaste d’une récupération sélective d’objets en tous genres. Leur assimilation a été rendue possible par l’élaboration d’un espace intime de travail plus conséquent, constitué également de toutes pièces, et selon les mêmes directives, dans une écurie niçoise délabrée – habitée aujourd’hui par une esquadrille de « chevaux vapeur »- . Ces nouveaux supports, favorables à l’ élargissement d’inspirations créatrices toujours grandissantes ont permis la naissance d’oeuvres plus imposantes et variées.

AUJOURD’HUI, LES PERSPECTIVES EN COLLABORATION INDUSTRIELLE VIENNENT ELARGIR LES HORIZONS COMPLÉMENTAIRES NÉCESSAIRES A LA PROGRESSION DE CETTE CRÉATIVITE ASCENTIONNELLE.

Jérome Cem Ispanakçi